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La principale espèce de riz cultivée s'appelle : Oriza Sativa

Elle est originaire d'Asie, mais on peut la trouver dans le monde entier. C'est une céréale de la même famille que le blé, le maïs ou le sorgho. Il existe près de 80 000 variétés de riz à travers le monde même si environ une vingtaine seulement nous sont offertes dans nos magasins d'alimentation.

 
La route du riz nécessite :
chaleur : pour pousser convenablement, le riz apprécie une température de 30 à 35 °C. Il tolère jusqu'à 13°C mais pas moins.
eau : le principal type de riz cultivé nécessite énormément d'eau : de 10 à 20.000m3/ha. Certaines variétés toutefois n'ont pas besoin de plus de 5mm de pluie par jour (riz pluvial).
lumière : le riz demande aussi beaucoup de lumière.


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Le riz est une des plus anciennes plantes vivrières cultivées. Sa domestication par l'homme remonte à plus de 9000 ans pour le riz asiatique et 4000 ans pour le riz africain.

Le riz est arrivé en Europe par la Grèce au VIIè siècle :

- 320 avant J.-C. : L'Europe découvre le riz suite à l'expédition d'Alexandre le Grand jusqu'aux bords de l'Indus.

- VIIè s. : début de la culture du riz en Grèce.

- VIIIè s. : les arabes l'introduisent dans la péninsule ibérique. Le riz est alors un mets rare, réservé aux tables princières ! XIIIè : La culture du riz est attestée au Portugal, mais elle y fut relancée après l'ouverture de la route des Indes par Vasco de Gama au XVè siècle. Les navigateurs portugais jouèrent un rôle éminent pour sa diffusion en Afrique occidentale, puis en Amérique du Sud. C'est sans doute à partir du Portugal que le riz a gagné l'Italie, tout d'abord le royaume de Naples, puis la plaine du Pô où la culture s'est implantée de manière définitive.

L'histoire du riz en France : le riz de Camargue.

- XVIè siècle : on cultive du riz en France sous l'impulsion d'Henri IV.

- XXè siècle : La France connaît des pénuries alimentaires lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le plan Marshall pour la reconstruction incite à intensifier la culture du riz. Ainsi sa zone de culture en Camargue qui couvrait seulement 250 ha en 1945, atteint 32.500 ha en 1960.

- Dans les années 1980 : pour des raisons de rentabilité la superficie descend à 5000 ha, jusqu'à mettre en péril l'équilibre la grande richesse écologique de la Camargue.

- En 1981 : le Plan de relance rizicole adapte la production à la demande du marché et fait remonter la surface cultivée à 20.000 ha, qui est la surface actuelle.

On cultive le riz également dans le département de l'Aude (500 ha) et en Guyane (5000 ha).


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L'Homme se consacre depuis très longtemps à la culture du riz car celui-ci a l'avantage de s'adapter à presque toutes les terres de l'Afrique à la Chine, en plaine comme en montagne.


La rizière irrigée d'asie
Ce type de riziculture couvre 55% des surfaces cultivées et représente 75% de la production mondiale
C'est la forme de culture dominante en Asie, la seule pratiquée en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. C'est généralement le type de riziculture le plus performant, avec des rendement de 6 à 8 tonnes à l'hectare, mais qui exige des aménagements coûteux pour avoir la maîtrise de l'eau.



Première étape : préparation de la terre
Le labour permet d'enfouir les mauvaises herbes, d'ameublir la terre et de l'oxygéner. Ensuite, pour avoir une lame d'eau régulière sur toute la rizière, on doit la planer. Cette opération, effectuée en Asie à la main ou par traction animale, est réalisée en Camargue ou aux Etats-Unis à la lame niveleuse tirée par un tracteur et guidée par un faisceau laser.


Deuxième étape : le repiquage
Le riz est d'abord semé, très serré, dans une pépinière à part, sur une petite parcelle; 20 à 25 jours après, les plants sont soigneusement arrachés et repiqués en touffes de 2 à 3 brins dans la rizière. Chaque touffe doit avoir un espace suffisant pour bien se développer. Le repiquage est réalisé, la plupart du temps, par les femmes et les enfants, en Asie comme en Afrique. Le riz se sème également et souvent à la volée. Cela économise le travail à l'implantation mais le complique au moment du désherbage s'il est manuel et non chimique.

Troisième étape : lutter contre les mauvaises herbes
Avec le repiquage qui donne au riz une certaine avance végétative, le maintien d'une lame d'eau limite le développement des mauvaises herbes. Le cultivateur doit cependant veiller à maintenir la rizière propre, en désherbant régulièrement. Le repiquage des plants de riz en ligne facilite ce travail.


Quatrième étape : la moisson
La moisson a lieu 30 jours environ après la floraison, et en général 100 jours après le repiquage. L'eau a été évacuée de la rizière une à deux semaines auparavant afin de favoriser la maturation et de faciliter la récolte. Selon la région et les moyens du riziculteur, le riz est récolté en le fauchant avec sa paille ou en coupant seulement les panicules.


Cinquième étape : le battage
Récolté, le riz est battu afin de séparer les grains de la paille. Cette opération s'effectue en Asie à la main en frappant les panicules sur des fûts ou en utilisant des petites batteuses. On obtient alors des grains qui sont encore vêtus de leur balle (enveloppe externe), c'est le riz paddy .


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Le riz ne se consomme pas sous la forme où il est récolté. Avant d'arriver dans nos assiettes, il subit un usinage dont chacune des étapes a une influence sur la qualité finale du grain.


Le riz subit d'abord une opération de décorticage. Il est alors débarrassé de la balle et devient le riz cargo. Il est déjà consommable : c'est ce que l'on appelle le riz complet.

Le riz est ensuite blanchi par abrasion des grains qui sont ainsi débarrassés de leur péricarpe (enveloppe fine : le "son"ss du riz), et du germe. On obtient du riz blanchi, essentiellement composé d'amidon. Sa valeur nutritive est comparable à celle du blé.